Vers « Une indication geographique protegee » pour le blanc bleu belge?

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Une reconnaissance labellisée « Indication géographique protégée » sera, en tout cas, bientôt introduite auprès de l’Union européenne ».

Le ministre wallon de l’agriculture, René COLLIN, a signé ce jeudi 27 août (à la veille  de l’ouverture de la Foire de Libramont) l’arrêté ministériel de demande d’enregistrement par l’Union européenne de la dénomination  » Viande Blanc Bleu Belge » en vue d’une reconnaissance en qualité d’INDICATION GEOGRAPHIQUE PROTEGEE (IGP).

Fait qui mérite d’être souligné en ces temps chahutés : ce dossier est porté conjointement par les 3 régions du pays! Et cettte reconnaissance est espérée pour 2018…

Le Blanc Bleu Belge, nous en avons toutes et tous entendu parler, c’est une race bovine bien précise.A en croire les chiffres avancés par le cabinet du ministre, sur les 1.200.000 bovins recensés en Wallonie, 84% seraient de cette espèce.

Mais c’est quoi cette IGP? Depuis le début des années 1990, l’Union européenne a souhaité se doter d’un système de labellisation visant à promouvoir et protéger des produits présentant des caractéristiques particulières liées à l’origine, aux traditions ou encore au savoir-faire. Ont ainsi été créés 3 types de labels (traduits par des logos sur les étiquettes et lieux de vente) : l’AOP (appellation d’origine protégée), la plus contraignante – l’IGP (indication géographique protégée) et la STG (spécialité traditionnelle garantie).

Il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de percevoir les nuances existant entre ces trois labels. Pour ce qui concerne l’IGP qui nous occupe dans le cas présent, elle concerne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration. Ont déjà ainsi reçus une IGP en Belgique : la plate de Florenville, la pté gaumais ou le jambon d’Ardenne.

Le ministre COLLIN l’a précisé : la reconnaissance IGP pour le Blanc Bleu Belge impliquera que la viande soit issue d’un animal né, élévé, engraissé, abattu et découpé en Belgique. La race devra être pure en termes de croisement. Quant à l’alimentation de ces animaux, il devra provenir pour 2/3 de la ferme elle-même et pour le tiers restant de la région proche.

On entend parfois dire que le Blanc Bleu Belge n’a pas de goût? Tout et son contraire est dit à propos de cette viande. Je voudrais reprendre à ce sujet les récents propos de Marie-Laurence SEMAILLE – Conseillère auprès de la Fédération Wallonne de l’Agriculture : « Le consommateur n’identifie pas toujours les morceaux qu’il mange. Il est clair que s’il s’agit de taurillon de 18 mois, la viande sera tendre mais peu goûteuse. Par contre, s’il opte pour une entrecôte d’une bête femelle, il s’agira d’une viande persillée (avec du gras) et très savoureuse ». Et je partage cette analyse…Mais pour que nous puissions choisir selon nos souhaits, encore faudra-t-il que les bouchers et grandes surfaces jouent le jeu et étiquettent clairement et utilement les morceaux de BBB qu’ils nous proposeront!

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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