Un petit rosé?

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Une belle journée ensoleillée, un barbecue ou un pique-nique…et hop l’on ouvre une bouteille de vin rosé bien frais. Mais savez-vous ce qu’est vraiment le vin rosé? Et ne faut-il pas parler DES vins rosés plutôt que DU vin rosé?

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Vins d’été par excellence, toutes les occasions sont bonnes pour en déboucher quelques bouteilles bien fraîches. Et nous sommes de plus en plus nombreux à en profiter à l’apéritif ou autour d’un barbecue. Certes, ce ne sont pas des vins de longue conservation. Ils se caractérisent par leur fruité et leur fraîcheur. Vite faits et vite consommés sont leurs principales caractéristiques. Mais il y a pourtant vin rosé et vin rosé! Voyons cela en détail…

Comment fait-on du rosé?

Le rosé n’est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc et ne peut d’ailleurs être élaboré de cette manière…malgré une récente proposition (vite repoussée heureusement) de la Commission européenne. il y a une seule exception à cette règle : c’est le champagne rosé auquel l’on peut ajouter une certaine quantité de vin rouge de la région.

Traditionnellement, le vin rosé est élaboré à partir de raisins noirs. Le jus de ces raisins noirs est clair et seules les peaux renferment un colorant rouge. Pour le libérer, on foule les raisins avant fermentation. Au contact de ces peaux, le jus prend progressivement une couleur rose. Selon les cépages utilisés et le résultat final souhaité, jus et peaux restent en contact de 2 à 12 heures. Par pressurage et/ou écoulement naturel, jus et peaux sont ensuite séparés et la vinification se poursuit comme pour un vin blanc.

Mais le rosé peut aussi être élaboré comme complément du vin rouge selon la méthode dite « de saignée ». Pour donner plus de concentration au vin rouge, on prélève, en début de fermentation, du jus qui est devenu rose.

Deux cas particuliers : le vin gris et le clairet.

  • Le « vin gris » est un rosé très ple préparé avec des raisins noirs pressés et dont le jus fermente sans contact avec les peaux.
  • Le « clairet » est un rosé sec de couleur plus prononcée et essentiellement produit dans le Bordelais. Ici, il y a contact entre jus et peaux pendant 24 heures environ avant séparation. Ce vin rosé est plus coloré et présente une structure tannique plus marquée. En Espagne aussi, l’on produit un vin similaire : le « clarete » dont on voit encore parfois la mention sur les étiquette même si cette appellation n’est plus reconnue.

Où produit-on du rosé?

Un peu partout dans le monde, serais-je tenté de dire…même si certaines régions sont davantage connues pour ce type de vins. Citons, par  exemple, en France, le Rhône méridional et son célèbre Tavel, la Provence ou encore la Loire avec son rosé d’Anjou. Mais l’Espagne, l’Italie ou le Portugal ne sont pas en reste et en produisent pas mal aussi. Mondialisation oblige, il n’est pas rare de trouver aussi aujourd’hui des vins rosés chiliens, argentins ou australiens.

Quelques conseils pour terminer…

* La robe d’un rosé doit être claire et limpide.

* Inutile d’humer beaucoup un rosé…ses arômes sont généralement discrets et simples.

* En bouche, il doit être, avant tout, frais et fruité et la clé de ces caractéristiques, c’est un équilibre judicieux entre sucres et alcool.

* Idéalement, il se déguste vers 10°C. Trop froid, tout ou partie du fruité disparaît.

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