Test Achats distribue ses bons et mauvais points.

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Comme chaque année, Test Achats a présenté le bilan de ses nombreux tests et enquêtes alimentaires.

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Fidèle à son habitude, TEST ACHATS a présenté le bilan des ses investigations alimentaires menées en 2011. Plus de 1000 aliments ont été examinés et plus de 250 points de vente visités. Près de 20% ont reçu une mauvaise à très mauvaise appréciation et 26% n’ont reçu qu’une appréciation acceptable. Voyons cela en détail…

1. De bons résultats.

Vins rouges d’Espagne : 58 sur 60 ont été bien ou très bien apprécié et 5 vins à moins de 5 Euros ont été cités Maître-Achat.

Chocolat au lait : une majorité ont été bien appréciés et aucun n’avait recours aux graisses végétales en lieu et place de beurre de cacao comme l’autorise malheureusement la législation.

2. Ce qui peut être amélioré.

Bières Pils : 13 des 44 bières testées présentaient une densité trop faible, c-à-d renfermaient trop peu de matières premières que pour mériter la dénomination de cat 1.

Muesli et cruesli : présentés comme des aliments « sains », ils renferment trop souvent beaucoup trop de sucres (en moyenne 25%) et ne conviennent donc pas pour le petit déjeuner chaque jour.

3. Résultats mitigés.

Friteries : la fraîcheur des graisses s’est notablement améliorée par comparaison avec les enquêtes précédentes…mais la teneur en acides gras saturés néfastes est trop souvent très élevée, preuve de l’utilisation de mauvaises graisses de friture.

Résidus : dans des échantillons de poivre, curry, poivre de Cayenne et paprika en poudre ont été détectés des résidus de pesticides, mycotoxines et/ou moisissures…mais heureusement en quantités assez faibles. 4% d’échantillons de viande de boeuf renfermaient des résidus d’antiparasitaires. Même si les taux détectés étaient inférieurs aux limites légales, cette situation peut s’améliorer si l’on compare ces résultats avec ceux de nos voisins français et italiens.

4. Insuffisants.

Boucheries : seuls 16 des 38 tournedos analysés méritaient une bonne à très bonne appréciation et près d’un quart des échantillons de filet américain ne pouvait être consommé cru…et 1 échantillon renfermait des sulfites (conservateurs) pourtant interdits.

Température de conservation : près de 49% des contrôles effectués démontraient que les aliments étaient conservés à une température trop élevée. Et trop de frigos n’étaient pas équipés du thermomètre obligatoire ou affichaient des températures erronées.

Conservateurs : profitant d’une législation trop généreuse, 50 des 161 aliments analysés en renfermaient dont 4 illégalement (dans de la viande). Trop souvent, la dose journalière acceptable pouvait être dépassée chez les jeunes enfants et parfois la présence n’était pas annoncée.

Sel caché : plus de la moitié des aliments analysés (plats préparés, fromages, charcuteries, etc.) renfermaient trop de sel et plus d’1/3 ne fournissait aucune information sur l’étiquette.

QUE CONCLURE DE CE CONSTAT?

Alors que le nombre d’intoxications alimentaires est en nette augmentation, de nombreux problèmes (températures de conservation, qualité hygiénique) sont récurrents…un constat confirmé, par ailleurs, par les controles officiels…mais sans amélioration notoire!

Pour TEST ACHATS, plus de transparence est indispensable : les résultats doivent être largement rendus publics et permettre ainsi aux consommateurs un choix avisé! Malheureusement, l’AFSCA demeure plus que frileuse à cette demande! Pourtant l’expérience danoise allant dans ce sens a démontré qu’une telle politique portait ses fruits.

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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