Les prix de nos aliments flambent : Que faire?

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Quotidiennement, le coût de la vie nous apparaît toujours plus cher. Et pas seulement pour ce qui concerne l’énergie ou les carburants…Les prix flambent que faire?

La Banque mondiale a ainsi calculé qu’entre octobre 2010 et janvier 2011, les prix alimentaires avaient augmenté de 15% dans le monde. Un constat global qui masque évidemment les réalités nationales et régionales. Des aliments comme la viande, le lait, les oeufs ou le fromage étaient, en moyenne, en 2009, 20% plus chers en Belgique que dans le reste de l’Europe.

Et sur ces 5 dernières années (entre janvier 2006 et janvier 2011), les prix alimentaires ont augmenté de 16.8% alors que l’indice des prix à la consommation n’augmentait « que » de 11.8% durant la même période.

Parmi les hausses les plus marquantes, nombreux sont les alimentsde base. Le prix de la farine a augmenté de 64% en 5 ans, celui des oeufsde 45%, celui des pommes de terre de 44% et celui du beurre de 29%.

LA question est toujours pareille : comment cela est-il possible? Les réponses sont bien difficiles dans la mesure où nous vivons en pleine opacité. Connaître la structure réelle du prix du pain que vous achetez ou celui de votre steak est chose bien compliquée. Quand on cherche à en savoir un peu plus, c’est quasi toujours la même réponse ; « ce n’est pas ma faute, c’est celle des autres ». Une chose est certaine : il n’y a souvent aucun lien entre les prix des aliments au détail et ceux des matières premières payés aux producteurs.

Et souvent, lorsque certains prix des matières premières augmentent, les prix consommateurs suivent…mais lorsque ceux-ci diminuent,rien ne transpire au niveau du commerce de détail.

Une chose est certaine : les prix de nombreux aliments sont maintenus artificiellement à un niveau élevé ; divers acteurs augmentant systématiquement leurs marges brutes.

QUE FAIRE ? Se battre contre les géants de l’industrie et de la distribution de l’alimentation est évidemment bien difficile pour ne pas dire impossible à titre individuel. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’aller à la chasse aux bons prix.

  • Ne croyez surtout pas que plus un aliment est cher, meilleur il est. Rien n’est plus faux et tous les tests menés par las associations de consommateurs le démontrent régulièrement. Des produits à la marque de distributeurs ou « premier prix » sont aussi souvent de bonne qualité que des produits de marque très connues pour lesquels nous payons une part importante de la publicité.
  • Selon la dernière enquête « panier de la ménagère » menée par TEST ACHATS, nous pouvons épargner jusqu’à 500 Euros par an en faisant vos achats dans le supermarché le moins cher de notre région.
  • Autre piste à ne pas négliger : penser au achats groupés…de sérieuses économies peuvent être réalisées pour ce qui concerne la viande, les pommes de terre ou les légumes par exemple.
  • Et aussi évitons d’abuser des plats préparés ou des salades précoupées,…

Pour le reste, il incombe aux autorités, au-delà de leurs voeux pieux, d’exercer un réel et efficace contrôle des prix, en matière de concurrence…et de sanctionner les abus!

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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