L’AFSCA distribue ses bons et mauvais points pour 2010.

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Fidèle à son habitude, l’AFSCA (Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire) a distribué ce mardi 12 juillet les bulletins : il y a de bons et de mauvais élèves! Voyons cela en détail…

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Créée dans la foulée de la crise de la dioxine en 1999, l’Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire a pour mission essentielle de contrôler le respect des dispositions légales au niveau des divers maillons de la chaîne alimentaire…des agriculteurs jusqu’aux point de vente. Chaque année, elle présente son rapport d’activités et décerne ses bons et mauvais points.C’est ce qu’elle a fait ce mardi 12 juillet pour ce qui concerne les activités de contrôle menées en 2010.

L’AFSCA : c’est qui, c’est quoi?

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques chiffres pour situer les activtés de l’AFSCA.

  • 1325 collaborateurs dont 555 inspecteurs et contrôleurs répartis dans 11 unités provinciales de contrôle…à quoi s’ajoutent plusieurs centaines de vétérinaires indépendants.
  • Un réseau de quelque 75 laboratoires dont près de 60 externes.
  • Un budget de +- 174 millions d’Euros dont 60% provenant des dotations du gouvernement fédéral…ce qui représente quelque 10 Euros/an/habitant!

En  2010, près de 10500 plaintes et questions ont été adressées au point de contact consommateurs.

Les principaux enseignements pour 2010.

Au total, près de 570 000 analyses ont été réalisées sur près de 65 000 échantillons. Dans l’écrasante majorité des cas, les résultats de ces contrôles se sont révélés conformes aux normes légales en vigueur. Ces analyses visaient, par exemple, le bon usage des pesticides au niveau de l’agriculture, la présence d’eventuels résidus de ces pesticides dans divers aliments (fruits, légumes,…), le contrôle des carcasses d’animaux abattus au niveau des abattoirs, l’éventuelle utilisation illégale de promoteurs de croissance, la qualité hygiénique tant au niveau de la production que de la transformation ou encore de la distribution, le contrôle en matière d’OGM, de résidus, contaminants et additifs, etc.

Mais tout n’est pas rose…

Dans le secteur de l’horeca hôtels, restaurants, cafés), près de 14 000 contrôles ont été réalisés dans quasi autant d’établissements à quoi s’ajoutent les contrôles dans les cuisines de collectivités, crèches…et même dans les prisons.

Et là, il faut bien reconnaître que de nombreuses améliorations sont souhaitables : dans près de 60% des restaurants visités, l’hygiène de l’établissement, du personnel, ou des aliments, le respect des dates de péremption ou la température de conservation laissaient à désirer! Plus de 500 contrôles ont ainsi permis à l’AFSCA de conclure que près de 62% des pizzerias et 67% des vendeurs de pita n’étaient pas en règle pour ces éléments fondamentaux en matière de sécurité alimentaire. Si 40% des contrôles effectués dans les cuisines de collectivité, crèches, écoles ou hôpitaux se sont révélés défavorables…9 contrôles sur 10 étaient défavorables dans le milieu carcéral.

En 2010, l’AFSCA a ainsi saisi et détruit 42 tonnes d’aliments, cinq fois plus que l’année précédente…une hausse qui s’explique, aux dires de l’AFSCA, par le nombre beaucoup plus important de contrôles. Comme quoi…

Parmi les produits confisqués : 5 tonnes de viande, 5 tonne de poisson, 2 tonnes de fruits, 2 tonnes de produits de la boulangerie, etc.

Un dernier chiffre pour terminer ce tour d’horizon : l’AFSCA a ordonné, en 2010, le fermeture temporaire de 72 entreprises.

Quelques mots des toxi-infections alimentaires collectives.

L’on parle de toxi-infections alimentaires collectives lorsque l’on se trouve en présence de symptômes similaires observés dans les mêmes circonstances chez au moins 2 personnes et qu’un lien de cause à effet (probable) existe avec une même source alimentaire.

En 2010, près de 1500 consommateurs (dont une centaine ont été hospitalisés) en ont été victimes.

Quelques mots de conclusion…

Loin de moi l’idée de tirer sur le pianiste, en l’occurence l’AFSCA, mais comme le déclaraient tant la Ministre de tutelle que les dirigeants de l’Agence « la vigilance doit rester de mise »!

Depuis plusieurs années, les contrôles sont très mauvais pour ce qui concerne les restaurants, snacks, etc. Avouez que c’est pour le moins frustrant de devoir établir un tel constat…Ma conclusion sera bève : certes, mieux vaut souvent convaincre que contraindre! Mais il arrive un moment où une telle attitude ne suffit plus : des sanctions dissuasives doivent être prises à l’encontre de ceux qui ne veulent pas entendre raison et toute fermeture d’établissement pour des causes réelles de santé publique doit être rendue publique! Les consommateurs ont le droit de savoir quels établissements (et pourquoi) font l’objet de telles décisions. Cela ne fera que renforcer la confiance des consommateurs dans l’efficacité de l’AFSCA!

Le rapport complet est disponible sur le site de l’AFSCA  http://www.afsca.be

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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