Oeufs contamines : suite…Et pas fin! Quelques reflexions supplementaires.

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Prenons un peu de hauteur…

L’occasion m’ a été donnée, ces derniers jours, de vous livrer via divers média (entre autres via notre groupe les yeux dans notre assiette sur facebook) mon analyse « consumériste » de la situation actuelle. Je ne reviendrai pas en détail sur ce silence coupable de l’AFSCA durant deux mois sous le couvert hypocrite d’une enquête judiciaire. Je vous propose ci-après quelques réflexions complémentaires avec pour seul souci d’alimenter le débat et de susciter les réponses auxquelles nous avons droit.

* A l’issue de la crise de la dioxine en 1999, tous les acteurs affirmaient la main sur le coeur: « Nous devons retrouver la confiance du consommateur! Une seule voie possible : la transparence et la commmunication rapide et complète! ». A-t-on oublié ces bonnes résolutions ou n’a-t-on pas VOULU retenir les leçons? Les faits m’incitent à opter pour la seconde hypothèse.

* A tort ou à raison, lorsque le citoyen-consommateur a le sentiment qu’on lui cache quelque chose, il en déduit que c’est parce que c’est dangereux pour sa santé!

* Qu’on ne s’y trompe pas…comme lors de toutes ces « crises » alimentaires, les conséquences économiques (pour les producteurs, etc.) seront importantes et tant le citoyen (via ses impôts) que le consommateur (via ses achats) paiera, d’une manière ou l’autre, la note. Aux Pays-Bas, l’on évoque déjà des chiffres de plusieurs millions d’Euros!

* Dans le cas présent, je ne puis m’emêcher de relever une contradiction (même si je sais que l’AFSCA a une réponse boîteuse à ce propos) : le fipronil est interdit dans le traitement des animaux (et par conséquent aussi les oeufs) destinés à la consommation humaine. Mais paradoxe…on nous parle de concentrations maximales au-delà desquelles l’aliment ne peut plus être commercialisé. Comprenne qui pourra…En matière de risque sanitaire, les avis sont d’ailleurs très différents : aucun problème pour l’AFSCA tandis que son homonyme néerlandais parle « d’un grave danger pour la santé »! Et dans cette estimation prend-on en compte les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes à l’immunité fragilisée, les personnes gées, etc. Et ne perdons pas de vue que les oeufs ne sont pas les seuls concernés mais aussi tous les aliments dans lesquels ils sont intégrés (mayonnaise, biscuits, sauces diverses, ptisseries, etc.).

* Comme je l’évoquais en introduction, le silence assourdissant de ces derniers jours tant dans de le chef de l’AFSCA que de la plupart des divers ministres impliqués, est inacceptable. Cette attitude doit cesser! Dans les plus brefs délais, nous sommes en droit de connaître le nombre d’échantillons qui ont été analysés en Belgique et les résultats précis de ces analyses. Que l’on cesse enfin de nous infantiliser et que l’on nous considère comme des adultes capables de faire la part des choses et de percevoir les tenants et les aboutissants!

Inutile de vous dire que je suis l’évolution de ce malheureux feuilleton de l’été et ne manquerai pas de vous tenir au courant. 

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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