Notre alimentation au centre des programmes électoraux? Euh…

0
92

A quelques semaines des élections régionales, fédérales et européennes, je suis très étonné de constater que la qualité de notre alimentation, la prévention des crises alimentaires ou encore l’information utile et honnête des consommateurs n’est pas la préoccupation majeure des candidats. A quelques rares allusions près, ces thèmes ne semblent pas porteurs pour les candidats plus prompts à arpenter les marchés et les plateaux de télévision! Il y a pourtant beaucoup à faire pour améliorer la qualité de nos aliments et nous aider à faire des choix judicieux. Pêle-mêle ci-dessous quelques thèmes qui devraient retenir l’attention des candidats. Le consommateur est aussi un citoyen électeur…

  • Actuellement plus de 300 additifs sont autorisés dans nos aliments. Pas mal d’entre – eux n’ont pourtant pour but essentiel que de pallier aux carences en ingrédients nobles ( des colorants pour nous faire croire qu’un yaourt renferme beaucoup de fruits,…). Certes, de nombreuses législations relèvent aujourd’hui de l’Union européenne mais nous allons aussi élire nos députés européens! Sont-ils disposés à s’investir pour réduire largement l’usage de ces artifices trompeurs et dont pas mal ne sont pas sans toxicité? Et il en va de même pour les résidus de pesticides, de métaux lourds, etc.
  • En Belgique, grâce (!!!) à une entourloupe de la législation, lorsque nous achetons un aliment en vrac (viandes poissons, charcuteries, pâtisseries,…), nous ne recevons aucune information quant à sa composition, la durée de conservation, etc.
  • Ces dernières années, le nombre de rappels et de retraits de denrées alimentaires a explosé (additifs interdits ou en concentrations excessives, qualité hygiénique insuffisante, résidus de pesticides excessifs, etc.). Certes l’AFSCA communique à ce propos mais combien de consommateurs ignorent ces rappels par manque d’équipement électronique! Une information systématique et obligatoire devrait être envisagée! Il en va de notre santé…Et l’AFSCA devrait dépasser son seul rôle de boîte aux lettres et investir davantage dans sa mission de prévention et de répression! La réduction des crises alimentaires est à ce prix!
  • Trop souvent, les étiquettes sont davantage un support publicitaire qu’une réelle source d’informations objectives pour le consommateur. Que d’étiquettes ne font-elles pas tout pour nos faire croire que leur produit est « artisanal », qu’il répond à une recette traditionnelle, qu’il renferme des concentrations importantes de tel ou tel ingrédient (fruits, viande, etc.)… alors qu’il n’y en a que quelques%!
  • Un aliment de qualité ne doit pas seulement être exempt d’artifices inutiles et/ou nocifs ou encore être d’une qualité hygiénique irréprochable, encore faut-il qu’il couvre, de manière réaliste, nos besoins nutritionnels…ni trop, ni trop peu! Certes, renforcer l’information (nutri-score) est utile mais insuffisante! Revoir les critères légaux de composition (graisses, sucres, sel, etc.) est une nécessité!
  • Alors que le mot « taxe » est sur toutes les lèvres, quand changera-t-on son fusil d’épaule…et plutôt que de taxer les aliments dits nocifs quand détaxera-t-on les aliments sains (fruits, légumes, eaux en bouteilles,…)?
  • La restauration collective et plus particulièrement celle des restaurants scolaires devrait davantage retenir l’attention des autorités. Beaucoup de gesticulation mais bien peu d’actions!
  • Une chaîne alimentaire de qualité passe par 3 maillons essentiels : une législation rigoureuse, des contrôles suffisants et proportionnels aux volumes de vente et, en cas d’infractions, de sanctions dissuasives! Ce n’est qu’à ce prix que le slogan trop souvent entendu « rendre confiance au consommateur » se matérialisera.

A bon entendeur…salut!

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here