La viande rouge et les charcuteries cancérigènes?

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Oui…si l’on en croit l’OMS mais est-ce aussi « blanc ou noir »?

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L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a lancé une bombe hier : si l’on en croit les premières bribes de sa communication, la viande rouge serait « probablement cancérigène » et les viandes transformées (charcuteries, etc.) seraient « cancérigènes ». Cette prise de position reposerait sur l’analyse de 800 études scientifiques menées dans le monde entier.

Aussi officielle et représentative soit-elle, l’OMS doit auss accepter la contradiction et jouer la transparence. On en est loin malheureusement…

Cela dit, je serais tenté de dire que ce n’est pas un scoop! En 2014 déjà, la même OMS émettait 12 recommendations en matière de prévention du cancer : arrêter de fumer, surveiller son poids, ne pas abuser des boissons alcoolisées, éviter l’abus de sel et de sucres, etc…et limiter sa consommation de viandes rouges et charcuteries.

Assez paradoxalement, dans son communiqué de ce 26 octobre, l’OMS conclut en précisant que la même viande rouge demeure une source intéressante de fer, zinc et vitamine B12. Comprenne qui pourra…diront certains…

Faut-il vraiment bannir cette viande rouge et les charcuteries de notre menu? Personnellement, ma réponse est sans ambages : NON! Certes, nous pourrions, pour diverses raisons,réduire cette consommation mais de là à l’éliminer totalement de nos assiettes, il y a un fossé que je ne franchirai pas. AUCUN aliment en tant que tel ne prévient ni ne provque le cancer!

L’alimentation joue évidemment un rôle important dans le bon fonctionnement de notre organisme…mais l »apparition d’un cancer est bien davantage lié à un ensemble de facteurs (alimentation, style de vie, pollution de notre environnement, etc.). Et reconnaissons – le : malheureusement, bien des zones d’ombre subsistent en la matière!

Certes, l’on sait que certaines mauvaises pratiques culinaires peuvent être à l’origine de problèmes de santé (carbonisation de la viande par exemple) tout comme certaines mauvaises habitudes alimentaires (consommation excessive d’aliments fumés par exemple).

En conclusion, j’insisterais sur un mot : VARIER son alimentation au maximum…ne rien se refuser et n’abuser de rien! Et dans la foulée, j’en appellerais, dans le chef de l’OMS, à davantage de pédagogie et de nuances!

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« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

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