Et si on parlait Champagne et Mousseux?

0
1456

N’en doutons pas…cela va pétiller de ces jours! Mais savez-vous vraiment ce qu’est un Champagne? Et n’y-a-t-il de bon mousseux qu’en Champagne?

photo_champ

Si tout champagne est un mousseux, tout mousseux n’est pas un champagne! Et sans doute vous êtes-vous déjà demandé si le prix moyen du champagne n’était pas surfait? Pour mieux y répondre, je vous propose de voir ce qui le caractérise pratiquement…tout en précisant d’emblée que le prestige et le marketing se taillent une large part dans le prix d’une bouteille!

* Le champagne ne peut être produit que dans un région, pour faire bref, se situant autour de Reims.

* Il doit être élaboré selon la méthode traditionnelle (appelée méthode champenoise jusqu’en 1994, mention aujourd’hui interdite) à partir de vins tranquilles.

* Seules trois variétés de raisins peuvent être utilisés : Pinot noir et Pinot meunier (deux variétés de raisins rouges) et Chardonnay (cépage blanc).

* La vendange doit obligatoirement être manuelle.

* Le pressurage ne peut fournir plus de 102 litres de jus pour 160 kg de raisins.

* A partir de vins tranquilles (non mousseux), on procède à l’assemblage : mélanges de crus issus de différents cépages et de différentes années (sauf s’ils sont millésimés) afin d’obtenir un vin au goût typique, constant d’une année à l’autre et caractéristique de la marque.

* L’ajout de sucre lors de la mise en bouteilles pour la seconde fermentation et avant la fermeture est strictement réglementé. Selon la teneur en sucres résiduels (non transformés en alcool), les mentions suivantes peuvent apparaître sur l’étiquette : EXTRA BRUT (jusqu’à 6gr sucres/litre) – BRUT (de 6 à 15 gr/l) – EXTRA DRY (de 12 à 20 gr/l) – SEC (de 17 à 35 gr/l) – DEMI SEC (de 33 à 50 gr/l).

* Les champagnes non millésimés doivent titrer, au minimum, 10% alcool en volume et les millésimés 11% minimum.

* Avant commercialisation, le non millésimé doit avoir subi une maturation d’au moins 15 mois avant tirage et de 3 ans s’il est millésimé.

Mais à côté de ce Champagne existent pas mal d’autres mousseux français (Crémant de diverses régions, Blanquette de Limoux, etc.), italiens (Asti Spumante), espagnols (Cava), allemands (Sekt), luxembourgeois, sud-africains…et même belges avec quelques belles réussites.

Certes, le champagne est cher…et il y a à cela, au moins, une raison objective : le coût très élevé du raisin en Champagne (parce que l’hectare de terrain est très coûteux)…et qu’il faut environ 1,5 kg de raisins pour produire une bouteille de champagne.

Soyons clairs : il peut exister de très mauvais mousseux…tout comme tout champagne n’est pas nécessairement synonyme de qualité optimale. Mais ne vous laissez pas guider par le seul prestige d’une marque et n’hésitez pas à découvrir des Champagnes de « petits » viticulteurs qui ne donneront pas l’ivresse à votre portefeuille!

Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à découvrir les résultats d’un test de 28 Champagnes et mousseux disponibles sur www.test-achats.be

Vous y ferez d’agréables découvertes!

Mais quel que soit votre choix, je vous souhaite déjà une très heureuse année 2013!

PARTAGER
Article précédentDu fromage retiré du marché!
Article suivant64 rappels d’aliments en 2012!
« Durant 40 ans, j’ai eu la responsabilité de nombreux tests comparatifs, enquêtes,…dans le domaine alimentaire et ai assuré le suivi de ceux-ci tant dans les instances nationales qu’européennes, représenté Test Achats dans les média, milieux scientifiques et assuré les contacts avec les différents acteurs de la chaîne alimentaire. Depuis juin 2011, je suis à la retraite mais souhaite continuer à m’impliquer dans l’information utile et pratique des consommateurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here