C’est la semaine du BIO! Mais c’est quoi en fait?

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Le BIO a de plus en plus le vent en poupe…et, en soi, c’est une bonne chose. Mais sait-on toujours ce que recouvre vraiment ce terme, à quoi faire attention, peut-on lui faire confiance, etc.

Le marché du BIO en chiffres…au 31

En Wallonie, plus d’1 hectare agricole sur 10 est aujourd’hui en bio. Au 31/12/2018, la Wallonie comptait 1742 fermes « bios » soit 1 ferme sur 7! Le nombre d’animaux a doublé en 4 ans. Les filières poules pondeuses et porcine ont connu la progression la plus importante tandis que les filières bovine et ovine stagnent. Légumes, fruits et pommes de terre suscitent le plus d’intérêt de la part des consommateurs…soit 40% des dépenses en produits bios. En 2018, les belges ont dépensé 760 millions d’Euros en produits bios (alimentaires et non alimentaires).

Mais c’est quoi le Bio?

Pour faire bref, je dirais que c’est l’histoire d’une prise de conscience. Produire du bio, c’est non seulement ne pas avoir recours aux pesticides, médicaments vétérinaires ou additifs alimentaires… c’est aussi produire dans le respect de l’environnement et du bien-être animal et avec le souci d’économies d’eau et d’énergie. Depuis 1993, un règlement européen définit   conditions auxquelles doit répondre la production biologique. Pour qu’un aliment, importé ou non, puisse s’appeler « biologique » sur le marché européen, il doit répondre à un cahier de charges bien précis tant au niveau de la culture ou de l’élevage,de la transformation ou encore de destinés à l’alimentation humaine et aux aliments pour animaux. Je préciserai que les aliments transformés peuvent renfermer jusqu’à 5% d’ingrédients NON biologiques, la législation précisant les ingrédients et additifs autorisés.

Quels termes sont autorisés?

Les termes « organique, biologique, bio, écolo, écologique » (les deux derniers plus rarement autorisés) ainsi que l’allégation « issu de l’agriculture biologique » sont donc protégés et soumis aux contrôles menés par des organismes reconnus. Toute autre dénomination ne donne aucune garantie!

Comment s’y retrouver?

Pour le consommateur, il n’est pas toujours évident de s’assurer qu’un aliment dit « bio » respecte bien les règles légales. Nombreux sont, en effet, les labels prétendant assurer qu’il est bien « bio ». C’est dans cet esprit que depuis le 1er.juillet 2010 existe un label officiel et unique (voir l’illustration en début de chronique) qui doit être présent sur les aliments préemballés produits au sein de l’Union européenne. Il est, par contre, facultatif pour les produits importés! Autre petit bémol : les autres labels d’initiative privée ou nationale peuvent toujours être utilisés en complément de ce label européen. Pour la Belgique, citons, par exemple, le label privé « Biogarantie ». Une précision utile : il est interdit de vendre en vrac des produits conventionnels et biologiques dans une même surface commerciale et ce, pour des raisons de contrôle et éviter toute contamination éventuelle et « confusion ».

Un aliment « bio » est bien meilleur pour notre santé?

On l’entend souvent dire…Certes, un aliment « bio » renferme, en principe, moins de résidus de pesticides (ce qui ne signifie pas absence totale), d’additifs, etc…Est-ce à dire qu’il est meilleur pour notre santé? Légalement, aucune obligation « nutritionnelle » n’est imposée aux aliments « bio ». Un aliment très riches en (mauvaises) graisses ou en sucres par exemple peut très bien s’annoncer « bio ». Je ne citerai qu’un exemple l’huile de coco « bio » que l’on trouve régulièrement. Une arnaque…puisque l’huile de coco, bio ou non, est à déconseiller parce que très riche en acides gras saturés nocifs!

 

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